Carole Seguin
Actualités, E-commerceseptembre 18, 2019

[Interview] Neoafrica !!! Carole Seguin, créatrice de la marketplace equitable, nous révèle le but de leur campagne de crowfunding !!!

Installé au Togo, Neoafrica est la première Market place Africaine aux standards internationaux qui pense et agit pour que l’Afrique se développe à partir de ceux qui y vivent. Son engagement fort pour le commerce équitable Africain fait que chez Neoafrica vous trouverez essentiellement des créateurs et peu de «Revendeur».

Rencontrée lors de la soirée JIFA AGUI LOME 2019 organisée par Oneney Sarl Lomé et l’association AGUI le 31 Juillet 2019 dans le cadre de la journée international de la femme Africaine, madame Carole Seguin a répondu aux questions de Gestacomweb pour parler de leur campagne de levée de fonds.

Journée de la femme Africaine
Journée de la femme Africaine

Gestacomweb : Bonjour, Carole comment vous allez ?

Carole Seguin : Très bien merci

GW : Quelques nouvelles ?

C. Seguin : Chez nous le petit Étienne Sena est né il y a dix jours ça été le grand Evènement de l’année.

Nous avons eu aussi un article dans Amina, le numéro Juillet Aout., pour nous c’était comme si l’on accédait au saint Graal, c’était la revue de nos mamans…qui traînait sur la table à coté du Canapé avec le jeune Afrique de l’époque.Autant vous dire que nous étions fière d’être dedans, tout le monde à crié quand ils ont vu !

GW : Et Neoafrica ?

C. Seguin : Nous avons mieux défini notre identité pour faire la différence avec une concurrence purement mercantile et opportuniste. Celle ci passe par un un engagement fort et sincère pour le commerce équitable Africain. Nous allons chercher le créateur qui est souvent une femme au fond, des quartiers et des villages pour lui offrir le monde comme marché par l’intermédiaire de notre plateforme internet ; comme vous pourrez le voir sur nos « Road movie » de prospection à « l’Africaine » sur notre chaîne “you tube” https://www.youtube.com/channel/UC7rsEP5FL7UXpOQWyuIyIlA (que nous commençons à remplir). Vous découvrirez aussi la mise en valeur de ceux ci sur nos différents « Sociaux ».

GW : Vous vous structurez ?

C. Seguin : Nous venons de recruter, des animateurs de réseaux pays parce qu’en Afrique tous se fait par le contact et qu’il nous semble évident qu’il faille intégrer cette notion de contact, d’animation, de négociation, d’assistance et de contrôle dans le E-commerce Africain, sinon vous courrez vers de lourds échecs comme certains sites lancés en grande pompe à partir de Paris par de brillants. Ex la faillite d’ Afrimarket qui vu d’ici nous avait toujours paru comme quelque chose d’hallucinant et qui malgré tout est arrivé à lever des millions …..Alors que nous on passe des heures pour tenter de lever 3 000 000 CFA (Environ 4 500 Euros…!

GW : Vous êtes donc en train de faire une levées de fond ?

C. Seguin : Oui, une petite, on se teste sur le marché, on prépare ça avec des structures de crowdfunding dédiée à l’entrepreneuriat et au développement social en Afrique.

GW : Et comment cela se passe ?

C. Seguin : L’accueil a été très favorable, ces gens là nous ont conforté dans notre choix, notamment grâce à notre implication sociale qui est réelle, mais ça nous fait du boulot en plus …Les jours et les nuits ne suffisent plus !

GW : Qu’elle est l’objectif de cette levé ?

C. Seguin : Prouvez qu’on est crédible et bien sur investir dans le développement.

GW : Financièrement vous vous en sortez?

C. Seguin : Les ventes ne cessent d’augmenter, les visites aussi “la sauce est en train de prendre”. Mais en attendant on fait attention car même si nous savons que nous sommes sur la bonne voie grâce au bon retour que l’on a de notre action, l’article sur Amina de juillet Août, l’enthousiasme des experts de boites de crowdfunding, la bonne interactivité de nos publications,…Cela ne fabrique pas la viande dans notre pâte.

GW : Vous recherchez du personnel, des stagiaires?

C. Seguin : Des stagiaires pour commencer, plus précisément dans la communication

Par exemple pour assister le responsable réseau dans ses interviews. Nous en avons fait quelques uns, et ce qui est intéressant c’est qu’on y découvre que nos créatrices ont une vraie démarche et ce depuis longtemps ; ça se révèle dans leurs anecdotes.

On cherche une ou un communicant mais c’est très dur de recruter ici car l’élevage de stagiaire rapporte plus que l’élevage de poulet, ils ou elles sortent de ces pseudos formations avec un master2 en com et font des stages de caissière à la supérette du coin,en plus de se présenter au concours de miss “quoi quoi ?” ou de n’importe quel concours de l’administration.

GW : C’est quoi votre principal problème dans le recrutement ?

C. Seguin : C’est qu’ici Les gens cherchent surtout à s’en sortir et ce au dépend de leurs envies ou passions, et des fois ils sont prêt à faire n’importe quoi, même ce pourquoi ils ne sont pas fait .

GW : Vous regretter parfois d’avoir choisi de vivre au pays ?

C. Seguin : Oui ça m’arrive, j’avais la possibilité de vivre en occident et d’une manière plus confortable, mais  je suis une Togolaise qui a fait le choix avec son mari de rester au pays avec ses enfants et tout l’environnement qui va avec. Mais c’est pas tous les jours facile de vouloir vivre au pays.

GW : Du courage ça va venir, comme on dit au Togo

Merci.

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Notre article sur Amina en PJ

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